Je ne l’ai jamais revu (épisode 4.6)

Résumé des épisodes précédents : Anna se retrouve hébergée chez un homme inquiétant. Il cherche à avoir des relations sexuelles…

Je me retrouvais donc assis dans mon lit avec à  côté de moi une fille qui dort, habillée par refus de  relations sexuelles avec moi. Et je restais les yeux fixés  sur ses images mouvantes et ces sons qui m’étaient  aussi habituels que le champ du coq pour un fermier.  Je n’essaierais rien avec elle. Ce qu’elle percevait de  moi me rendait craintif. Être aussi dévoilé dans mon  vice, calmait toutes mes ardeurs. Et même si elle ne  savait pas tout, elle devait se douter de l’étendue de  ma bassesse. L’image qu’elle me renvoyait était trop avilissante pour que j’aie la force de la toucher.

C’est  ce que j’aimais avec les enfants. Ils sont toujours  impressionnés par les adultes. Ils nous craignent ou  nous admirent, mais ils se placent toujours en  situation d’inférieur et créent chez moi un sentiment  de supériorité qu’aucune femme ne saurait susciter. Il  suffisait de leur faire croire que tous les enfants  avaient des jeux sexuels avec des adultes sans que ce  soit dit, et ils cédaient, me renvoyant l’image de  quelqu’un de fort auquel on ne tient pas tête. C’est  cela que je cherchais et qu’aucune femme, ni aucune  jeune fille me donnaient. Seules les petites filles le  faisaient. Peut être n’en serais-je jamais arrivé à faire  ça, si les femmes me respectaient et me désiraient,  quelle que soit ma situation sociale ou financière.  

Anna, c’était son nom, dormait maintenant depuis  deux heures. Pensant qu’elle ne se réveillerait  maintenant qu’au matin, je me décidais à mettre une  cassette avec des enfants. Je stoppais le film en cours, le  grand silence soudain fit réagir la fille qui se retourna en  grommelant, mais sans s’éveiller. Sans bruit et sans  mouvement brusques, je quittais le lit, éjectais la vidéo,  sortais l’autre, l’insérais dans le magnétoscope, puis la  lançais en baissant le son pour ne pas sortir Anna de son  sommeil. Je parvins à ce niveau de discrétion nécessaire. 

Se redressant, elle avait les yeux fixés sur la vidéo, et là le choc lui fut intolérable.

Je ne me rappelais pas précisément le contenu de ce film  amateur, si bien qu’à un moment crucial, les cris de  l’enfant furent si forts que mon invitée ouvrit les yeux.  Se redressant, elle avait les yeux fixés sur la vidéo, et là le choc lui fut intolérable. Elle bondit hors du lit, se leva,  me regarda, plus portée par la colère que par autre chose. En cet instant j’eus  peur d’elle et de fureur, je la voyais prête à me frapper. Je  m’en fus et m’enfermais dans la salle de bain. Je n’osais  plus en ressortir. Les cris de l’enfant, les paroles  sulfureuses de l’adulte s’arrêtèrent d’un coup. Leur  succéda des bruits très forts comme si on cassait mon  appartement. J’étais terrorisé, je me demandais quand je  pourrais sortir, si je l’avais fait en cet instant, je pense  qu’elle aurait capable de me rouer de coup jusqu’à ce  que mort s’en suive. J’attendais assis sur les toilettes.

Le  boucan continuait, des choses se brisaient, des bruits de  chocs m’assaillaient. Cela ne cessa pas pendant une  grosse demi-heure. Puis j’entendis la porte claquer. Mes  clefs étaient au chevet de mon lit, je craignais qu’elle me  les ait prises. Après quinze minutes de silence je me  décidais à sortir. Tournant lentement le verrou, j’ouvris  la porte très progressivement. Tout était cassé, ma  télévision, le sommier du lit, les tiroirs et les portes  d’armoires étaient ouvertes. Mon téléphone, mon  portefeuille avaient disparus. En continuant cet  inventaire, je constatais qu’elle m’avait aussi volé mon  chéquier, mon caméscope numérique. Mes vêtements  étaient en tas. Elle avait prit le vélo, ses affaires et une  partie des miennes.  

Longtemps, j’hésiterai à porter plainte, mais j’aurais  été en danger par mes cassettes, et même si son vol avait  été puni, mon penchant pédophile l’aurait été aussi, mes  cassettes bien qu’elle les ai cassées seraient devenues pièces à conviction de mon procès. On m’obligerait à  dénoncer mes fournisseurs et je me trouverai sous la  double menace de la police et des relations que je m’étais  fait pour obtenir les vidéos. Cette fille avait constitué  pour moi une sanction de la vie sur moi, elle restera un  mauvais souvenir auquel je n’aime pas repenser. Mais  dieu merci.  

Je ne l’ai jamais revue… 

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